Jobena Petonoquot

La rébellion de mes ancêtres | Nid Ànike-mishòmisibaneg Od-Àbimìtàgewiniwà

26 mars 2022
 - 14 août 2022

Commissaires : Rebecca Basciano, commissaire, GAO; Lori Beavis, commissaire invitée, directrice générale du Centre d’art daphne

Jobena Petonoquot transpose des histoires familiales et des savoirs relationnels et holistiques tirés de ses relations anishinābées et naskapies dans ses expériences et dans sa rigoureuse pratique artistique. Ce faisant, elle joint communauté, histoire de l’art, colonisation, religion et résilience. Petonoquot incorpore le passé au présent en mariant des techniques traditionnelles et contemporaines, dont le perlage, l’art textile, l’installation, la gravure et la photographie. 

Petonoquot dépeint le monde naturel comme un lieu de guérison, mais aussi de colonialisme persistant. Le perlage floral met l’accent sur l’aspect cyclique de la nature, et des mocassins retournent au sol les branches tombées qui le nourriront. En puisant dans une esthétique victorienne, elle rend hommage à la rébellion de ses ancêtres, qui ont maintenu leurs activités de chasse et de piégeage, même lorsque les puissances coloniales les interdisaient. Cette autosuffisance a permis aux modes de connaissances autochtones de perdurer. 

Petonoquot jette aussi un regard à la fois critique et sensible sur la relation entre colonisation et christianisme, la religion ayant servi de justification au génocide. Pour s’attaquer à cette question, Petonoquot a créé une performance de longue durée à Kitigan Zibi, sa communauté, au cours de laquelle elle a inhumé des robes de baptême perlées pour les exhumer ensuite puis les exposer, en un rituel de deuil et de guérison, sans perte de souvenir. 

Technique de conte et aide-mémoire, le perlage incarne une forme de résilience culturelle. De même, dans son travail artistique, Petonoquot aborde les gens de façon positive pour les encourager à fouiller le passé et les expériences actuelles des peuples autochtones du Canada, à y réfléchir et à en discuter. 

Commanditaires et partenaires : 

Cette exposition a bénéficié du soutien de la Ville d’Ottawa, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts du Canada.

Jobena Petonoquot, Resilient Repugnance: Buried dress [Résiliente aversion : robe inhumée], 2018, photographie (élément d’un triptyque), 76,2 x 76,2 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

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Autres ressources

 


Couverture médiatique :

Ka’nhehsí:io Deer, « Algonquin artist uses beadwork and found objects to explore stories of resilience. » CBC News, 17 décembre 2018. https://www.cbc.ca/news/indigenous/jobena-petonoquot-solo-exhibit-montreal-1.4949079?msclkid=0055a553a61a11ec999f43fe19ee6ad6.

DREAVER, Sylvia J., « Jobena Petonoquot: Artist Continues Family History of Rebellion. » Galleries West, 13 juin 2022. https://www.gallerieswest.ca/magazine/stories/jobena-petonoquot/.

« Jobena Petonoquot. » Art Souterrain, 2022. https://www.festival2022.artsouterrain.com/en/artistes/petonoquot-jobena/.

« Jobena Petonoquot: Rebellion of my Ancestors. » Warren G. Flowers Art Gallery, Dawson College, 19 septembre 2019. https://www.dawsoncollege.qc.ca/art-gallery/exhibitions/jobena-petonoquot-rebellion-of-my-ancestors/?msclkid=005556c7a61a11ec953d908526e185a0.

 

Ressources et recherche :

DEZUTTER, Olivier, Naomi FONTAINE et Jean-François LÉTOURNEAU, dirs. Tracer un chemin, Meshkanatsheu : écrits des Premiers Peuples. Wendake, Éditions Hannenorak, 2017. À consulter gratuitement dans le Vivoir.

HILL, Gord. The 500 Years of Indigenous Resistance Comic Book. Vancouver: Arsenal Pulp Press, 2021. En vente à la boutique OAG Shop, ou à consulter gratuitement dans le Vivoir.

KANAPÉ FONTAINE, Natasha. Blueberries and Apricots. Toronto, Mawenzi House Publishers Ltd., 2018.

MATUK, Nyla, ed. Resisting Canada: An Anthology of New Poetry. Montréal, Véhicule Press, 2019. À consulter gratuitement dans le Vivoir.

HAYDEN TAYLOR, Drew, éd. Me Funny. Vancouver, Douglas & McIntyre, 2005.

La GAO est ouverte de 10 h à 18 h le mercredi, vendredi, samedi et dimanche, et ferme à 21 h le jeudi. L’entrée à la GAO est toujours GRATUITE.