Quand l’Internet ne suffit pas

L’artiste d’Ottawa Stéphane Alexis se tourne vers sa famille, des universitaires et d’autres ressources pour faire des recherches sur une partie importante de l’histoire noire.

Ottawa ON, 27 juillet 2021 – La Galerie Annexe de la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) présente l’exposition de photos Stéphane Alexis. Chaînes et couronnes, jusqu’au 12 septembre 2021.

Chaque photographie présente une coiffure d’origine africaine, magnifiquement éclairée, encadrée et présentée avec des informations détaillées.

Lorsque les recherches sur Internet n’ont pas fourni toutes les informations nécessaires, Stéphane Alexis a décidé de regarder autour de lui pour compléter ce qui manquait. Des conversations avec des membres de sa famille et des proches lui ont permis d’apprendre des parties de l’histoire noire qu’il ne connaissait pas. «On aurait dit que notre culture ancestrale avait été ensevelie au point d’être effacée », explique Alexis. «Par exemple, en tapant « tresse française » dans Google, on obtient surtout des images de femmes blanches. Un autre bon exemple : l’actrice américaine Bo Derek, qui a popularisé les tresses fulani, une variation des tresses collées (« cornrows »), dans le film Elle qui l’a fait connaître en 1979. Mon problème avec ces exemples est le manque de reconnaissance culturelle. Cette reconnaissance est importante, car en tant que culture mondiale, nous ignorons souvent la vérité. », a-t-il ajouté.  » La reconnaissance contribue à garder une culture en vie, en permettant aux coutumes déjà établies de renforcer des communautés durables. »

Le résultat de ses recherches et de ces conversations est une exposition présentant des portraits de coiffures, accompagnés d’un texte qui contextualise les tresses, les twists, les cornrows et les coupes ; avec des noms, des origines, des techniques, des informations historiques et de la culture pop, ainsi que des listes de styles similaires. Par exemple, l’artiste décrit le Frohawk comme une combinaison de deux styles: le mohawk et l’afro. Ce style est utilisé en Afrique pour distinguer les guerriers de la tribu de Mandinka. Il est devenu populaire dans la culture Occidentale par Mr. T, du A-Team, et par Usher qui l’a porté sur une pochette d’album. Cette coiffure a beaucoup de variations, certains impliquent le tressage et le rasage des côtés.

« Au fil des discussions, j’ai commencé à mieux comprendre toute la complexité des couronnes que nous portons tant du point de vue social qu’économique, car bien que les gens noirs consomment la majorité des produits de soins capillaires, une industrie qui représente des milliards de dollars, ils n’en possèdent qu’une très petite minorité. » –Stéphane Alexis, artiste

Le projet est inspiré par sa mère à qui il le dédie.

Stéphane Alexis est un artiste installé à Ottawa, au Canada. Son travail sur la masculinité et la compréhension multidimensionnelle des soins de santé prend racine dans ses expériences personnelles et démographiques (à savoir la communauté Noire) ainsi que dans les groupes auxquels il appartient au sein de cette cohorte. Chaque projet est guidé par une recherche exhaustive formée tant par des expériences vécues que par des sources externes. Stéphane Alexis détient un diplôme d’administration des affaires du Collège Algonquin ainsi qu’un diplôme en arts et production photographiques de la School of the Photographic Arts (SPAO). À SPAO, il a reçu le prix de mérite artistique pour Exhibition No. 14, le prix Lux pour techniques d’éclairage exceptionnelles, le prix Albino Pescatore Book Award pour la conception de livre et de contenu riche, ainsi que la bourse Spectrum. Il a obtenu plusieurs bourses du Conseil des arts de l’Ontario et a aussi été invité à participer à l’exposition Continuum Karsh en 2022 à la Galerie Karsh-Masson à l’Hôtel de ville. Ses œuvres ont été exposées à la SPAO Centre Gallery, la Point of View Gallery, la Galerie Annexe de la Galerie d’art d’Ottawa, et il a participé à de nombreuses expositions de photographies à travers le monde.

www.stephanealexis.com 
@stephane_alexis

L’exposition Stéphane Alexis. Chaînes et couronnes, une exposition de photographies à la Galerie Annexe, est en montre jusqu’au 12 septembre 2021, au 10, avenue Daly.

La GAO est toujours GRATUITE, mais il faut réserver une plage horaire en ligne ou par téléphone au 613.233.8699. Des mesures sont en place pour protéger la santé du public et du personnel. À partir du 21 juillet, les heures d’ouverture de la Galerie sont du mercredi au dimanche, de 10 h à 18 h. 

Images et renseignements sur les œuvres d’art
https://www.dropbox.com/sh/ogaswrozle2c628/AACzTaIU53M9quMAnlPAi8mRa?dl=0

Emplacement de la GAO et coordonnées
10, avenue Daly, Ottawa, ON, K1N 0C5, CANADA | 613.233.8699 | info@oaggao.ca

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Pour toute question d’ordre médiatique, pour fixer une entrevue avec les artistes ou pour réserver une visite guidée, communiquez avec :
Véronique Couillard
Responsable, relations médiatiques, publiques et francophones
vcouillard@oaggao.ca
613-291-1358

La Galerie d’art d’Ottawa (GAO)
Située au centre-ville d’Ottawa, sur les territoires traditionnels de la Nation Anishinābe, la GAO, est à la fois la galerie d’art municipale d’Ottawa et un centre culturel. Son nouvel édifice, conçu par les firmes KPMB Architects et Régis Côté et associés, prend la forme d’un cube lumineux contemporain.

oaggao.ca/fr

La GAO reçoit des fonds du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et de la Ville d’Ottawa.

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La GAO est ouverte de 10 h à 18 h le mercredi, vendredi, samedi et dimanche, et ferme à 21 h le jeudi. L’entrée à la GAO est toujours GRATUITE.