Couloir des arts
Couloir des arts
Le Couloir des arts, porte-étendard du Quartier du divertissement, des arts et de la culture (DAC) d’Ottawa, transforme le centre-ville avec une série d’œuvres d’art public audacieuses soigneusement sélectionnées. Sous la direction de la Galerie d’art d’Ottawa (GAO), cette initiative anime le quartier reliant la GAO, le Centre national des Arts (CNA) et le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), au cœur duquel se trouve le marché By. De nouvelles installations, dévoilées au cours de l’été, colorent le Couloir des arts à temps pour le 200e anniversaire d’Ottawa. Installées dans les rues et les esplanades, ainsi que sur les façades d’édifices, ces œuvres d’art contemporain font du Couloir des arts une expérience publique dynamique qui encourage l’exploration, contribue à l’économie créative, appuie les commerces locaux et le tourisme, et fait de la capitale nationale une ville dynamique, créative et accueillante tout en soulignant son 200e et son avenir.
À voir
Ottawa 200+ portraits, lieux et personnages
Lieu : vitrines de l’ancien magasin La Baie d’Hudson de la rue Rideau
Ottawa 200+ portraits, lieux et personnages rend hommage à l’histoire commerciale et communautaire de la Basse-Ville, ainsi qu’à son évolution.
Dans les vitrines emblématiques de l’ancien magasin La Baie d’Hudson de la rue Rideau, des photographies historiques de commerces et de paysages urbains du quartier ont été combinées aux œuvres d’artistes contemporains afin de créer de nouvelles vitrines qui relient les passants au passé. Cette installation invite le public à découvrir et à explorer le centre-ville à l’occasion du bicentenaire d’Ottawa.
L’installation prolonge la récente exposition temporaire du Musée Bytown, Un cadre, mille histoires : plus de 200 ans de visages, d’histoires et de communautés et fait partie du tout nouveau le corridor des arts, une initiative de la Galerie d’art d’Ottawa située au cœur du Quartier DAC. Les vitrines présentent des portraits de la ville et font revivre des pans de l’histoire d’Ottawa. Les photographies présentées ont été sélectionnées dans les collections du Musée Bytown et des Archives de la Ville d’Ottawa. Elles mettent en lumière la rue Rideau, un lieu où, hier comme aujourd’hui, les gens circulent, magasinent et se rassemblent.
Jetez un coup d’œil et venez vivre une journée sur la rue Rideau.

Pascale Arpin
Pascale Arpin, née en 1987, est une artiste établie à Ottawa dont le parcours dans différents domaines et disciplines témoigne d’une grande polyvalence. On peut voir ses enseignes et ses lettrages peints à la main un peu partout dans sa ville natale d’Ottawa, et ailleurs. Son travail est reconnu internationalement et a fait partie de plusieurs publications et expositions. Arpin a commencé à apprendre la peinture à l’huile par elle-même en 2020, voulant créer des œuvres combinant le photoréalisme et les techniques traditionnelles de lettrage peint à la main. Depuis, elle se consacre de plus en plus à la peinture, tout en continuant d’offrir ses services de lettrage et d’enseignes dans la région, et au-delà.

Emilie Darlington
Emilie Darlington (@ArtworkByEmilie) est une muraliste, peintre et illustratrice canadienne spécialisée dans la création d’œuvres exprimant et inspirant un lien avec la nature. Dans ses œuvres percutantes, elle privilégie des thèmes liés à la durabilité, à l’impact environnemental, aux écosystèmes naturels et à la symbolique botanique. Elle est reconnue pour ses palettes de couleurs vibrantes, son souci du détail et son baccalauréat en beaux-arts nourrit son approche de la couleur, de l’échelle et du design. Les œuvres saisissantes de Darlington captent l’attention aussi bien de loin que lorsqu’on s’en approche suffisamment pour en apprécier les détails, jusqu’à avoir envie de les toucher.

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There’s a little bit of home here. There’s a little bit of home everywhere. [Il y a un peu de chez-nous ici. Il y a un peu de chez-nous partout.]
2026, revêtement en vinyle
Lieu : 70, rue Clarence
Cette œuvre monumentale, de l’artiste L’nu (Mi’kmaq) Jordan Bennett, transforme l’édifice en dynamique expression du savoir vivant autochtone.
L’installation s’inspire d’ouvrages en piquant de porc-épic qui se retrouvent dans les collections muséales d’Ottawa, ainsi que du temps que l’artiste a passé avec l’Ainé et éducateur Mi’kmaq Steven Augustine. La couleur et la forme de chaque motif racontent une histoire et l’artiste continue de faire évoluer ce vocabulaire pour relier ce langage visuel vivant à des générations d’artistes Mi’kmaq.
En partageant avec le public ces motifs, Jordan Bennett cherche à ramatrier le savoir culturel et à rendre aux espaces communautaires ces traditions visuelles ancestrales afin qu’elles soient retrouvées, partagées et célébrées.

Jordan Bennett
L’nu (Mi’kmaq), membre du Flat Bay First Nation Band (No’kmaq Village) n. 1986 Stephenville Crossing, Terre-Neuve (Ktaqmkuk)
Réalisé à partir d’une méthodologie profondément ancrée dans la terre de ses ancêtres, le travail continu de Jordan Bennett se distingue par des éléments familiers. Ceux-ci, issus des couleurs et des formes, peuvent créer des liens à un public issu de cultures et de générations variées. Quoique ses œuvres ne contestent pas toujours directement les perceptions coloniales de l’histoire et de la présence autochtones, elles se prêtent à des discussions sur les réalités autochtones dans des contextes ruraux et urbains. L’artiste travaille la sculpture, la peinture, la vidéo, les installations immersives et le son afin d’explorer la terre, la visite et ses histoires familiales. Jordan Bennett est professeur agrégé, Expanded Media, à l’Université NSCAD. Depuis 2008, son travail est largement exposé au pays et ailleurs dans plus de 100 expositions collectives et individuelles. Il a également réalisé des œuvres de commandes publiques partout au Canada.
Kindness Cascade [Cascade de bonté]
2026, impression numérique sur vinyle
Lieu : escaliers de la rue York
Kindness Cascade [Cascade de bonté] visualise les façons dont les actes de bonté se multiplient exponentiellement au sein des réseaux sociaux. Fondée sur une recherche scientifique démontrant les effets domino d’un comportement coopératif (Fowler et Christakis, 2010), cette œuvre publique représente la bonté comme force générative dans les communautés.
Positionnez-vous sur un point de couleur représentant un seul acte de bonté, puis suivez les lignes pour comprendre comment cet acte peut en inspirer d’autres.
Un projet d’art public temporaire accompagne l’œuvre installée sur les escaliers de la rue York. Une série de Awesome Boxes [Boîtes bienveillantes] est à votre disposition pour y enregistrer et recevoir des messages de bonté. Elles sont dispersées dans le Couloir des arts, au Musée des beaux-arts du Canada, à la Galerie d’art d’Ottawa, à l’École d’art d’Ottawa et tout près à l’affiche OTTAWA.
Fowler, J. H., et Christakis, N. A. (2010). Cooperative behavior cascades in human social networks. Proceedings of the National Academy of Sciences, 107(12), 5334–5338.

Rich Loen
Rich Loen est un artiste canadien en art contemporain et en nouveaux médias. Tout en soulignant l’expérience humaine, son œuvre explore les intersections de l’art avec les technologies, les sciences des données, le design et le génie. Ses connaissances en art, génie et design l’ont mené à réaliser des œuvres qui réagissent au besoin d’être vu, ce désir humain.
Country Queers No. 2 [Queers de la campagne, No 2]
2026, impression numérique d’un dessin numérique réalisé en 2019
Lieu : 41, rue York
Ce dessin numérique est adapté d’une sérigraphie de la série Country Queers [Queers de la campagne] de Sam Loewen. Dans cette œuvre, l’artiste se penche sur sa jeunesse comme personne queer dans la communauté rurale de Lethbridge en Alberta, où l’Almanach de l’agriculteur devient une source inédite d’inspiration. Avec ses renseignements sur le jardinage, l’astronomie, les prévisions météorologiques, et le folklore, ainsi que ses illustrations, l’almanach permet à l’artiste de comprendre le paysage des prairies et la culture conservatrice qui l’entoure.
Les dessins, motifs et portraits de Country Queers No. 2 [Queers de la campagne, No 2] rassemblent l’imagerie de l’almanach, des symboles du tarot, le cinéma populaire et la flore et la faune du sud de l’Alberta. Les références au code du foulard, un système à codage de couleur utilisé par la communauté queer pour communiquer identité et rattachement, mettent en lumière la visibilité, l’appartenance et les connexions queers dans un contexte rural.
L’œuvre grand format est installée à l’extérieur du bar The Lookout, un espace de rassemblement pour la communauté 2ELGBTQQIA+ d’Ottawa et un phare dans la vie de l’artiste même qui a vécu à Ottawa.

Sam Loewen
Sam Loewen est un artiste queer interdisciplinaire et un créateur. Dans sa pratique, il explore les procédés de codification au sein de la culture occidentale pour traiter des identités queers.
Tout comme le rangement d’une bibliothèque ou la taille d’un jardin, le processus créatif de l’artiste fait usage de systèmes d’organisation et de collection. Il place en paires et en groupes, empile et ordonne, ou compile des images symboliques et des objets trouvés codifiés afin de compliquer, modifier et défier leur signification.
Dans son processus, il applique des outils de design, une esthétique formelle et des techniques d’impression manuelles. Ces stratégies produisent de précieux et nets objets géométriques qui font éclater la distinction entre méthodologies des arts, du design et de l’artisanat.

Edge of a Moment Variation I [Au bord de l’instant variation I]
2026, impression numérique d’une photographie réalisée en 2017
Lieu : 25, rue George
L’installation fait le pont entre deux sites historiques au Canada : l’ancien édifice de la Commission géologique du Canada, à Ottawa, et le Précipice à bisons Head-Smashed-In, en Alberta.
Dans son autoportrait réalisé au Précipice à bisons Head-Smashed-In, Meryl McMaster a confectionnée elle-même sa tenue qui paie hommage au tétras des prairies et au castor. Ces espèces, tout comme le bison, ont connu un fort déclin de leur population ou sont en voie d’extinction en raison des effets de la colonisation sur les terres ancestrales de l’artiste. Le chapeau haut de forme, marqueur de l’identité bourgeoise européenne et du pouvoir colonial, est embelli de rubans et de plumes, renvoyant à l’héritage Nêhiyaw (Cri des plaines), Métis, britannique et hollandais de Meryl McMaster. Avec cette juxtaposition de symboles, l’œuvre aborde les histoires stratifiées et divergentes de cette terre.
Alors que cet édifice compte parmi les plus vieux repères à Ottawa, le Précipice à bisons Head-Smashed-In figure parmi les plus anciens précipices à bisons en Amérique du Nord. Les Premières Nations des plaines y ont chassé le bison de manière durable pendant près de 6000 ans. Installée ici sur ce site historique, Edge of a Moment Variation I [Au bord d’un instant variation I] replace l’histoire coloniale dans l’ensemble élargi de la présence autochtone sur ces terres depuis les temps immémoriaux.
Cette installation est réalisée en partenariat avec la Commission de la capitale nationale.

Meryl McMaster
Meryl McMaster obtient un BAV en photographie de l’Université OCAD en 2010. Reconnue pour ses autoportraits performatifs grand-format, elle explore les notions d’identité à travers la terre, l’ascendance, l’histoire et la culture, explorant ses antécédents nêhiyaw (Cri des plaines), Métis, britanniques et hollandais. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses institutions, dont le Remai Modern, le Smithsonian National Museum of the American Indian, le Musée des beaux-arts du Canada, et la Galerie d’art d’Ottawa. Elle a récemment obtenu la Médaille du couronnement du Roi Charles III.
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Asinì (Tree Heals its Wounds by Replacing Lost Bark) [Asinì (Arbre guérit ses plaies en remplaçant l’écorce perdue)]
2026, impression numérique sur tissu maillé en vinyle
Lieu : ancien édifice de la CBH
Cette installation par Caroline Monnet, artiste d’origine Anishnaabe et française, est une importante expression de la présence, continuité et résilience autochtones.
Les motifs distinctifs de Caroline Monnet, générés par procédé numérique, s’inspirent de designs, iconographies et formes artistiques anishinaabeg, telle que la morsure sur écorce de bouleau. Ces formes géométriques détaillées rappellent des cartes aériennes, des codes QR ou des circuits imprimés, réseaux qui transmettent connaissances, information et connexions dans le temps et l’espace.
Installée sur l’ancien magasin à rayons de la Compagnie de la Baie d’Hudson à Ottawa, l’œuvre monumentale transforme l’édifice en champ visuel immersif, intervenant sur un site façonné par les histoires coloniales et commerciales.
Avec ses couleurs dynamiques et la répétition et symétrie de ses motifs qui évoquent un sens de mouvements superposés et de possibilités infinies, Asinì (Tree Heals its Wounds by Replacing Lost Bark) [Asinì (Arbre guérit ses plaies en remplaçant l’écorce perdue)] affirme la continuité des connaissances, cultures et identités autochtones tout en évoquant la résilience, la guérison et le renouveau.

Caroline Monnet
Caroline Monnet, artiste multidisciplinaire travaillant l’art visuel et le film, explore par son travail, la résilience et la transformation. Ses œuvres ont été exposées à l’international, incluant au Musée des beaux-arts de Montréal et au Schirn Kunsthalle à Francfort. Elle a également participé à d’importantes expositions, notamment la Biennale de Whitney et Les rencontres de la photographie d’Arles. Ses films ont été projetés au Festival international du film de Toronto, au Festival du film de Sundance et au Festival international du film de Berlin. Caroline Monnet est lauréate de nombreux prix et de bourses internationales. Ses œuvres font partie de collections importantes partout en Amérique du Nord et ailleurs, incluant à la Maison de l’UNESCO à Paris. La mère de l’artiste est membre de la Nation Anishinaabe de Kitigan Zibi et son père est de nationalité française. Elle a grandi entre Aylmer, Québec et la Bretagne, en France. Elle réside aujourd’hui à Mooniyaang/Tiohtià:ke/Montréal.

A Journey through Colourful Targets [Parcours via des cibles de couleur]
2026, impression numérique sur vinyle
Lieu : stationnement du CF Rideau Centre, rue Nicholas
La couleur est un puissant mode d’expression pour l’artiste visuel Peter Owusu-Ansah.
Transformant le paysage urbain avec de dynamiques couleurs, son installation grand format, A Journey through Colourful Targets [Parcours via des cibles de couleur] invite le public au sein de sa géométrie rythmique.
Dans sa pratique, Peter Owusu-Ansah s’inspire de l’histoire de la peinture moderne, tout particulièrement en adoptant l’abstraction comme langage expressif. Artiste visuel Sourd, il reprend ces questions fondamentales afin d’y explorer la couleur comme mode de communication en dehors du langage verbal.
C’est par l’utilisation de technologies contemporaines numériques qu’il raffine ses sélections de couleur par un procédé axé sur l’expérimentation et l’intuition. De même, la signification de son installation émerge de façon intuitive, dérivée de l’expérience individuelle de la couleur et de la forme.

Peter Owusu-Ansah
Peter Owusu-Ansah est un artiste visuel Sourd qui outrepasse le son avec sa maîtrise de la couleur comme langage visuel. Depuis 2005, il a tour à tour exploré la peinture, la photographie urbaine, l’abstraction inspirée de la pop et l’expérimentation de couleur numérique, explorant ainsi l’utilisation de pixels, la perception et la composition axée sur les procédés de Photoshop. S’appuyant sur une intuition apprise et une expérimentation soutenue, son travail consigne la couleur à la fois comme matériau et comme système, et interroge les questions d’humanité, d’accès et de connexion. Ses œuvres ont été exposées partout au Canada et à l’international et se retrouvent dans des collections privées et d’entreprises ici au pays et aux États-Unis. Il est lauréat du prix Murray and Marvelle Koffler Founders’ Award.

Infini ensoleillé
2026
Collaboration audio : Lucas Verreman
Installation audiovisuelle à canal unique
Lieu : sous le Pont Plaza
Baignez dans les reflets chatoyants d’Infini ensoleillé.
Captés pendant de nombreuses heures passées sur une berge au soleil couchant, les enregistrements pris sur le terrain par Ryan Stec alimentent un système génératif qui juxtapose indéfiniment le soleil et l’eau pour créer une installation audiovisuelle. L’œuvre alterne en continu un flot évolutif de lumière et de sons pour suggérer tantôt des paysages pastoraux, tantôt une rêverie mécanique.
Avec ses images stratifiées d’une lumière scintillant sur l’eau, Infini ensoleillé transforme son sujet en plans fluctuants aux motifs abstraits. En soi, l’installation renvoie aux objectifs esthétiques de mouvements artistiques du dix-neuvième siècle, comme l’impressionnisme, qui s’intéressaient à la dissolution picturale de la forme. Ici, la technologie générative permet d’arriver à un résultat contemporain, menant à une expérience de sensation pure.
Infini ensoleillé appelle à un engagement continu avec la beauté et à la contemplation des cycles éternels de la nature.
En collaboration avec le compositeur français Lucas Verreman et grâce au soutien de l’Ambassade de France les artistes activeront l’installation lors d’une performance présentée le soir de la clôture de SoundScape le 26 septembre 2026.
Infini ensoleillé est présentée à la tombée du jour, du 29 août au 10 septembre et du 14 au 24 septembre 2026.
Ryan Stec remercie la Ville d’Ottawa pour son appui financier.

Ryan Stec
Ryan Stec est un artiste, designer, pédagogue et producteur qui travaille avec des textes, des organismes et des choses. Présentement à la codirection du centre d’art et de technologie Artengine, il est également professeur auxiliaire au département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa.

Lucas Verreman
Lucas Verreman met son savoir-faire en recherche sur le son acoustique, électrique et électronique au profit de projets audiovisuels. Artiste en résidence de La Malterie à Lille, en France, depuis 2020, il a composé et créé la musique de plus de vingt projets audiovisuels, incluant de longs et courts métrages, des documentaires diffusés à la télé, ainsi que des installations immersives et des expositions.
Installation en partenariat avec l’Ambassade de France au Canada, l’Institut français du Canada, et Immersive International.


York Street Guardian [Gardien de la rue York]
2026, impression numérique d’une peinture originale de 2026
Lieu : 18b, rue York
Norman Takeuchi, artiste installé à Ottawa, est reconnu pour son maniement raffiné de la couleur. Dans son œuvre, il se penche sur son héritage culturel et sur sa double identité canado-japonaise. Pour ce faire, il juxtapose une imagerie traditionnelle japonaise à des formes abstraites.
Cette œuvre reprend un motif récurant pour l’artiste, celui d’un gardien céleste. Entités japonaises, également nommées Rois divins, ces gardiens sont de vaillants dieux cuirassés issus de la mythologie japonaise et du bouddhisme. Ils servent de protecteurs contre les forces du mal.
Ici, le gardien veille sur l’espace public. Il accueille et protège ces personnes qui vont à sa rencontre. Présentée à la verticale, l’image imposante rappelle les rouleaux suspendus traditionnels et transforme un passage en lieu de contemplation. Le public est invité à s’arrêter, à lever les yeux et à réfléchir au sein des rythmes de la vie.

Norman Takeuchi
Norman Takeuchi est né à Vancouver. Ses tout premiers souvenirs renvoient à l’intérieur de la Colombie-Britannique alors que sa famille y est déplacée pendant la Deuxième Guerre mondiale. Diplômé de la Vancouver School of Arts, en 1996, il quitte sa carrière en design pour se concentrer sur l’art. Ses œuvres se retrouvent dans les collections permanentes du Musée royal de l’Ontario, du Musée canadien de la guerre, de la Galerie d’art d’Ottawa, de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada, de la Ville d’Ottawa, de la Galerie d’art de l’Université Carleton et du Musée des beaux-arts du Canada.
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Kinzu
2026, sculpture gonflable
Lieu : 10, avenue Daly
Kinzu est né d’une réflexion sur le deuil et sur les différentes formes que peut prendre l’absence.
Il représente cette étrange présence que le deuil laisse derrière lui : quelque chose d’immense,qui peut nous accompagner longtemps après qu’une personne, ne soit plus là. Avec le temps, on apprend à faire une place à cette absence et à continuer d’avancer avec elle.
Malgré sa taille monumentale, Kinzu est doux, vulnérable et réconfortant. Il nous rappelle que le deuil n’est pas seulement fait de tristesse. Il est aussi la trace de l’amour qui reste, des souvenirs que l’on porte et des liens qui continuent d’exister autrement.
Kinzu fait partie de l’univers de Pony, dans lequel les émotions prennent la forme de personnages pour rendre visibles ces choses que l’on porte si souvent seule.
Envie de rencontrer d’autres personnages de l’univers de Pony et de découvrir davantage d’art urbain? Parcourez le Sentier culturel, un parcours d’art public au centre-ville de Gatineau.

Pony (Gabrielle Laïla Tittley)
Pony (Gabrielle Laïla Tittley) est une artiste multidisciplinaire installée à Montréal. Par son travail, elle explore l’empathie, la vulnérabilité et l’expérience humaine par le biais de l’humour et de mondes colorés axés sur des personnages. En travaillant la sculpture, la peinture, les murales, les objets gonflables et en peluche, elle crée des œuvres ludiques qui invitent à la réflexion profonde sur la solitude, la résilience et la connexion. Son esthétique enfantine juxtaposée à ses récits empreints d’émotivité transforme les sentiments quotidiens en expériences partagées, qui encouragent le public à accueillir la vulnérabilité et à redécouvrir le sens de l’émerveillement par l’art.

Feminist Sedna [Sedna féministe]
2026, impression numérique d’une tapisserie originale (Nivingajuliat) de 2025 réalisée de laine feutrée, de drap de laine melton et de fil à broder
Lieu : 30, rue York
Gayle Uyagaqi Kabloona est une artiste multidisciplinaire et une écrivaine inuk installée à Ottawa, ON. Elle réalise des céramiques, des gravures, de l’art graphique, des tapisseries et plus encore. Son œuvre s’inspire de l’art de ses ancêtres et inclut souvent des histoires inuit racontées depuis une perspective moderne et féministe. Tout en respectant les méthodes et l’expertise traditionnelles, elle fait usage de diverses techniques dans son imagerie. Avec son art, ses contes, le partage de connaissances au sein de sa communauté, et ses écrits passionnés sur l’art et l’histoire de son peuple, elle révèle une perspective intime de la vie contemporaine inuk.
Installation en partenariat avec le département de Voies autochtones et décolonisation du Musée des beaux-arts du Canada.
À venir
Lieu : sites variés (à déterminer)

L’artiste Simon Brascoupé, D.H.C., M.A., CAPA, CFNHM, est membre de la Première Nation Kitigan Zibi Anishnabeg. Toute sa vie, il a œuvré pour faire sortir de l’obscurité la culture et l’art algonquins et de les faire valoir auprès de la conscience publique d’Ottawa et ses environs. Par la gravure, la peinture et de monumentales œuvres d’art public, Simon Brascoupé exprime la continuité culturelle et l’ampleur spirituelle véhiculées par les enseignements des peuples algonquins et leurs liens avec la terre. Ses œuvres publiques, dont le Birch Bark Basket sur la place Abinan à Gatineau, la roue d’orientation algonquine réalisée pour le train léger d’Ottawa, et Màmawi, œuvre installée à la station Pimisi, témoignent de la présence, de la résilience et du renouveau algonquins.
INSTALLATIONS PASSÉES

Stronger Together [Plus forts ensemble]
2026, peintures murales
Lieu : Esplanade de la rue George
Créées dans le cadre du 200e anniversaire d’Ottawa, les peintures murales de Jimmy Baptiste présentent la ville de façon audacieuse et contemporaine tout en célébrant son histoire et son avenir. Inspirées du graffiti, elles soulignent la communauté, l’appartenance, la diversité et la connexion. Ces œuvres sont donc un appel à se pencher sur les diverses histoires qui façonnent Ottawa et sur le potentiel partagé des deux prochains siècles.
Installation en partenariat avec Immersive International.

Jimmy Baptiste
Jimmy Baptiste est un designer visuel multidisciplinaire qui travaille la murale, les graphiques expérientiels, et le récit visuel grand format pour des marques, des établissements et des espaces publics. Il transforme des murs blancs en expériences visuelles ambitieuses qui reflètent la nature des milieux et interpellent le public.
Depuis plus de vingt ans, Jimmy Baptiste travaille œuvres publiques, images de marque et design d’espace pour des universités, des installations sportives et des entreprises commerciales.
Ancré dans le graffiti et la culture visuelle contemporaine, son langage visuel caractéristique se juxtapose à un engagement envers l’excellence en design. Chaque projet est conçu avec soin afin de permettre aux endroits d’exprimer une identité, générer des liens et créer une impression durable pour les communautés desservies.
Le Couloir des arts est possible grâce au leadership et à la collaboration de nombreux partenaires et auxiliaires. Merci à la Ville d’Ottawa, à la Galerie d’art d’Ottawa, à l’Autorité du district du Marché By, à la ZAC Centre-ville Rideau, au Musée Bytown, au Centre national des arts, au Musée des beaux-arts du Canada, à la Commission de la capitale nationale, à Immersive International, à l’Ambassade de France au Canada, aux aînées et aînés de Kitigan Zibi pour leurs conseils, aux propriétaires au centre-ville ayant participé, et à nos partenaires techniques et spécialistes en installation à Optima qui ont assuré le partage d’art public contemporain au cœur même d’Ottawa.